Il y a encore deux semaines à peine son absence hantait toutes nos rencontres et peuplait nos discussions, nous ne parlions que d'elle, nous scrutions le ciel en attendant fébrilement sa venue.
Les médias discouraient à son sujet évoquant changements climatique et réchauffement de la planète.
Et voilà que depuis une semaine le monde est silencieux, des larmes blanches forment une couverture qui a déjà tout recouvert. Les choses semblent avoir changés, pourtant elles sont restées les mêmes, mais la musique est différente; la musique de mes pas dans la ruelle lorsque je pars au travail. Et puis il y a son odeur, une odeur d’enfance et de souvenirs enfouis. Lorsqu’on est petit et que l’on mesure pas grand chose, il suffit d’un peu de neige pour avoir l’impression qu’il y en a énormément. Dans mon enfance il y avait encore des murs de neige, maintenant il y en a AUJOURD'HUI.



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